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30/05/2017

#Hackeuses! Le numérique au féminin

Donner aux femmes l’envie et les moyens de se lancer dans les métiers du numérique, c’est une histoire d’éducation et de confiance en soi que la Fondation SNCF a choisi de soutenir. Premier bilan.

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Un sas d’exploration by Simplon

Les femmes représentent moins de 30 % des effectifs dans le numérique. Dommage ! Le secteur est prometteur. Mais il n’y a pas de fatalité pour Simplon qui a testé, auprès de femmes d’Ile-de-France aux parcours divers, un cycle d’exploration d’un mois, le temps de choisir sa voie et sa formation ad hoc. Gratuit, le cycle alterne une initiation à la programmation, des visites de fablabs et d’incubateurs, des rencontres de développeuses et un projet de groupe. Une initiative expérimentale conçue par Simplon avec l’expertise de Mounia El Kotni, anthropologue spécialiste des questions de genre, qui en dresse ici le bilan.

Les freins de l’entrée des femmes dans le numérique ?

“Il y en a trois, qui sont intimement liés. Le premier est le manque de rôle modèle. Faute de référentes, les femmes ne se projettent pas. Le second est alimenté par le “syndrome de l’imposteur” : le manque de confiance en elles, de légitimité donne aux femmes l’impression de ne pas être à leur place. Le troisième frein est alimenté par le sexisme ordinaire et présent dans le numérique comme ailleurs.” L’expérimentation de Simplon vise à inverser la tendance et à se rapprocher de la parité. Cela changerait quoi ? “La diversité des points de vue renforce l’entreprise” affirme Mounia El Kotni. Elle explique qu’en mixant les genres, on mixe les approches produits, exemples à la clé, et voit dans “l’entre-soi” qui règne dans la technologie, un frein à l’innovation.
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#Hackeuses! en chiffres

Plus de 70 femmes ont participé aux réunions d’information collectives organisées par Simplon et l’engouement était palpable, 37 ont suivi le cycle. “Pour une formation à temps plein, c’est une réussite” se réjouit Mounia El Kotni. L’âge moyen était de 31 ans, la majorité était en recherche d’emploi, certaines avaient un Master, d’autres n’avaient pas de diplôme. Ce mélange a fait la force du cycle. Au final, 27 femmes ont postulé à une formation longue, 8 ont été retenues pour la suivre dans les fabriques Simplon et 8 ont choisi d’autres parcours numériques.

Les leçons de l’expérience

Mounia El Kotni se souvient des premières séances : un aperçu du numérique conjugué à une intervention sur le genre pour déconstruire les barrières à l‘entrée et un débat sur le cyberharcèlement. “Dès les premiers jours, les femmes ont raconté leur parcours” confie-t-elle. Pour la spécialiste du genre, une chose est sûre : “La non-mixité pendant ce sas de découverte est essentielle pour permettre aux femmes de reprendre confiance en elles, pour les outiller. C’est une étape clé vers la parité, l’égalité.” Son bilan est clairement positif : “Si #Hackeuses! ne convertit pas toutes les femmes à la programmation, le cycle peut être un pont vers l’entreprenariat ”. Pour aller plus loin, Mounia El Kotni ne manque pas d’idées : penser insertion au-delà de numérique, sceller des partenariats avec d’autres écoles numériques pour mutualiser les formateurs, proposer plus de lieux et plus de capacités d’accueil.

Mixité et faire ensemble

L’éducation donne à chacun les moyens d’acquérir des connaissances et de prendre sa place dans la société. La Fondation SNCF était le mécène exclusif de l’expérimentation #Hackeuses! en Ile-de-France, qui offre aux femmes un tremplin vers le numérique, un secteur jeune et ouvert à la diversité, de quoi s’insérer dans l’emploi avec ses différences et mieux vivre ensemble.

EN SAVOIR PLUS

 

    • L'expérimentation de deux collègues ayant échangé leurs prénoms en signature de mail à lire sur Huffingtonpost >

 

    • Dès 6 ans, les filles se trouvent moins brillantes que les garçons à lire sur Huffingtonpost >

 

    • La Silicon Valley souffre d'un manque de diversité (mais ça pourrait changer) à lire sur Slate >