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30/05/2017 Culture

Mécénat culturel : le déploiement de Démos est aussi un art

Fort de son succès en Ile-de-France, l’aventure Démos part à la conquête des territoires avec le soutien de la Fondation SNCF et sous la direction d’Anne-Céline Nunes, responsable de la coordination territoriale.
La Philharmonie de Paris assure le pilotage de Démos à l’échelle nationale. L’équipe de 25 personnes qui coordonne le projet est structurée en 4 pôles : pédagogique, social, administratif et coordination territoriale, cheville ouvrière du déploiement.

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C’est une histoire de dynamique territoriale

“Avant tout, il faut s’assurer de l’implication de la collectivité dans le projet” explique Anne-Céline Nunes. La collectivité apporte des ressources financières. Elle identifie les communes, les quartiers et la structure sociale à même de porter le projet, en le proposant aux familles, aux enfants et en les accompagnant sur le terrain pendant 3 ans. En région, le dispositif est coordonné localement en lien étroit avec la Philharmonie de Paris. “Pour la Métropole européenne de Lille, c’est l’Orchestre national de Lille qui porte le dispositif. A Marseille, c’est la Fondation des Apprentis d’Auteuil. Chaque porteur nomme un coordinateur territorial de projet qui a notamment pour mission de tisser des partenariats avec les structures sociales, de recruter les intervenants artistiques et de gérer leur planning pour assurer deux ateliers par semaine.”  Il est le garant de la bonne conduite du projet pour son établissement et sur son territoire. L'équipe de coordination territoriale de la Philharmonie assure ces missions à l'échelle de l’Île-de-France.

Pour fabriquer un orchestre

Il faut réunir du monde : les enfants, le référent de la structure sociale, les intervenants artistiques et un chef d’orchestre. En Île-de-France, entre les professeurs de conservatoires et d’écoles de musique et le réseau de musiciens, former 10 orchestres de 100 jeunes de toutes les couronnes n’a pas été compliqué. En région, il faut trouver les ressources locales. “A Lille par exemple, les musiciens volontaires de l’Orchestre national et les candidatures spontanées ont tôt fait de remplir les ateliers. A Montpellier, ce sont des musiciens de l’Opéra et des professeurs du conservatoire. Quant au chef d’orchestre, il a souvent une carrière derrière lui, et il est proposé par le porteur local à la Philharmonie.”
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C’est une histoire de famille

“L’instrument rentre à la maison et l’enfant doit en prendre soin, cela responsabilise aussi la famille.” Au-delà, les parents sont invités à venir écouter leurs enfants jouer à l’atelier qui précède chaque période de vacances. Le concert de fin d’année comporte toujours une pièce chantée qui associe les parents. Ils apprennent à chanter avec leurs enfants dans des ateliers animés par des chefs de chœur. “Le projet Démos compte sur les parents, qui sont à la fois spectateurs, acteurs et soutiens de leurs enfants au quotidien.”

Un projet engageant mais souple

Ce n’est pas toujours facile de mobiliser sur un projet aussi intensif”. La structure sociale doit y consacrer 4 à 5 heures par semaine. Le cadre est clair, et la Philharmonie veille, il faut garder l’identité Démos, mais il reste ouvert et laisse à la structure la liberté d’adapter sa façon de faire pour l’intégrer dans son projet éducatif ou social. “Cela doit aussi être un projet pour eux.”
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Les belles surprises ?

Pour Anne-Céline Nunes, il y en a tous les jours. “Elles viennent d’abord des enfants. Les voir s’épanouir dans le projet fait plaisir : très réservés au début, ils s’ouvrent et sont heureux au sein du groupe.  Les voir continuer à jouer de la musique est une vraie réussite. 7 ans après Démos, vous les retrouvez dans des orchestres ou des écoles de musique, ils sont en première voire en terminale et toujours aussi enthousiastes à pratiquer. On ne s’y attendait pas en 2010 ! Les retours des familles, émerveillées de voir leurs enfants sur scène, sont aussi une immense récompense.”    

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