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27/05/2019 Solidarité

André Altmeyer, Apprentis d’Auteuil

Partenaire clé du parcours d’intégration des réfugiés lancé par la Fondation SNCF, l'association Apprentis d’Auteuil veut intensifier l'apprentissage du français destiné aux Mineurs Non Accompagnés (MNA). Témoignage d'André Altmeyer, directeur général adjoint et directeur de la stratégie.

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Quelle est la vocation d’Apprentis d’Auteuil ?

A l’origine, l’association accueillait des orphelins français des guerres mondiales et assurait leur éducation. Elle s’appelait d’ailleurs "Les Orphelins d’Auteuil". Au fil du temps, elle s’est vu confier par les collectivités départementales des enfants en danger dans leur environnement familial. Ce faisant, l’association a élargi son accueil aux mineurs non accompagnés et s’est rebaptisée “Apprentis d’Auteuil”. Plus récemment, les tensions mondiales ont grossi le flux des mineurs étrangers isolés en France. Entre 2014 et 2016, leur nombre a doublé. Ils sont aujourd’hui 1 600 sur le territoire français, dont 1 300 pris en charge par notre association.

En quoi consiste l’accompagnement des Mineurs non accompagnés ?

Les jeunes que nous accueillons sont en très grande majorité des garçons (97%) âgés de 16 à 18 ans. Ils viennent à travers des réseaux de passeurs et certains errent 6 mois voire un an avant d’arriver en France. Nous les mettons à l’abri dans nos maisons et nous les accompagnons dans leur projet de formation pour leur permettre de s’insérer durablement dans la société française. Cet accompagnement est financé par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) pour une durée maximum de 2 ans et s’arrête aux 18 ans du jeune. Sans réelle formation de base (62% de nos mineurs non accompagnés ont au mieux un niveau de primaire) et après des parcours aussi rudes, ces jeunes relèvent le défi de s'intégrer en 2 ans.

Comment la Fondation SNCF soutient votre programme ?

Pour intégrer un dispositif de formation scolaire ou professionnelle, il faut d’abord acquérir un bon niveau de français. Les experts recommandent entre 10h et 15h de cours par semaine. Nous sommes loin du compte et l’avenir de nos jeunes est en jeu. C’est pourquoi nous comptons sur les mécènes pour financer des formations intensives de français dans nos établissements et honorer notre mission. Voir ces jeunes décrocher un CAP, devenir “meilleur apprenti de France” ou poursuivre des études supérieures est une immense fierté et l’assurance de les préserver des filières d’économie parallèles. Le soutien de la Fondation SNCF va permettre de relever le défi de la maîtrise du français dans 20 de nos 37 établissements. C’est un énorme coup de pouce à l’intégration !

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