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Alain Grangé-Cabane

Administrateur de la Fondation SNCF

Il faut dépasser la peur d’être suspecté de bonne conscience et oser afficher ce que la Fondation SNCF peut apporter à la société et à l’entreprise.”

Alain Grangé-Cabane se définit comme “un haut fonctionnaire saisi par le monde de la communication et le goût de la stratégie d’entreprise”. Ancien élève de l’ENA (promotion Charles-de-Gaulle), il entre au Conseil d’État puis en 1975 saute le pas vers les médias en répondant à l’appel de Marcel Jullian, créateur visionnaire de la 2e chaîne télévisée, “Antenne 2” ; il en sera Secrétaire général pendant 7 ans. Une pause publicité, à la tête d’un influent syndicat professionnel, l’Union des Annonceurs (UDA) – ceux qui « comptent » dans la communication en France. On le retrouve, 12 ans plus loin, à la tête de la Fédération des entreprises de la beauté (FEBEA), qui parle au nom de l’industrie de la parfumerie-cosmétique. Aujourd’hui consultant (stratégie, organisation, communication) et Médiateur à ses heures, Alain Grangé-Cabane est actif à l’ARPP (ex-BVP), organe de déontologie publicitaire, et administrateur d’Admical, portail du mécénat d’entreprise, dont il soutient le développement depuis son premier jour, en 1979. C’est là qu’il croise Marianne Eshet, déléguée générale d’Admical.

 

Pourquoi la Fondation SNCF ?

Alain Grangé-Cabane connaît donc bien les questions de mécénat. La loi de 1990 qui régit les Fondations d’entreprise est un peu la sienne. Il en a apporté l’idée, accompagnée d’un projet de loi, à Jack Lang, alors Ministère de la Culture et de la Communication. Jusque-là, l’entreprise devait immobiliser un capital pour faire tourner sa Fondation ; désormais, son engagement à verser des fonds pendant un certain nombre d’années suffira.

Au moment où la Fondation d’entreprise SNCF se transforme en Fondation Groupe, Marianne Eshet consulte Alain Grangé-Cabane pour ses compétences en matière juridique, institutionnel, organisation, et lui demande d’entrer au Conseil Administration pour les mêmes raisons. “La Fondation SNCF œuvre dans trois domaines différents et complémentaires, aussi vastes qu’ambitieux. Le 1er grand défi de la Fondation SNCF, c’est d’être suffisamment en mouvement pour garder l’équilibre entre ses trois axes. Le 2e défi, c’est d’avancer à l’échelle Groupe et d’inciter les autres entités à participer au mécénat commun. Le 3e défi est que la Fondation SNCF soit encore plus et mieux reconnue au sein de la grande maison SNCF ; il faut dépasser la peur d’être suspecté de bonne conscience et oser afficher ce que la Fondation SNCF peur apporter à la société et à l’entreprise.” 

 

 

 

Comment « mieux vivre ensemble » ?

“La Fondation SNCF est l’une des premières à avoir mis en avant ce thème et, malgré l’usage excessif de cette formule, c’est loin d’être “une tarte à la crème” poursuit Alain Grangé-Cabane. “La Fondation SNCF entend rapprocher les Hommes quand l’entreprise SNCF signe “Rapprochons-nous”. Preuve que la mobilité contribue à un monde meilleur et que le mécénat d’entreprise peut être l’illustration de sa stratégie.”